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Repenser l’art à l’ère de l’IA : Quand la machine devient « créatrice »

Par Agathe Buret , le 30 juin 2023 - 4 minutes de lecture

Repenser l’art à l’ère de l’IA : Quand la machine devient « créatrice »

Rassurez-vous, non, on ne parlera pas de ChatGPT, ouff !
Vous avez peut-être remarqué que le monde s’agite autour de l’intelligence artificielle ces derniers temps. Les réseaux sociaux, les chaînes de télévision, et même votre entourage vous bombardent de questions sur ce sujet brûlant. Et si vous êtes comme moi, passionné(e) de nouvelles technologies, vous êtes probablement submergé d’interrogations sur le sujet et ses controverses… Aujourd’hui l’article s’intéressera notamment sur l’objet de la relation entre l’artiste digital et l’IA.

Un partenariat audacieux et novateur

L’IA peut être simplement définie comme un ensemble de techniques informatiques qui permettent à une machine d’effectuer des tâches normalement réservées à l’intelligence humaine, comme la reconnaissance d’images, la génération de textes, la synthèse vocale ou encore la génération d’images (comme Midjourney par exemple).

Elle peut être utilisée comme un outil par l’artiste digital, pour lui faciliter certaines tâches ou lui inspirer de nouvelles idées. Par exemple, l’IA peut aider le dessinateur à créer des personnages, des décors ou des couleurs originales, innovantes et surprenantes à partir de mots-clés ou d’images. Ou encore, générer des images inédites à partir de zéro, en se basant sur des modèles pré-entraînés ou sur les préférences du dessinateur.

Elle peut également être considérée comme un partenaire ou un collaborateur par l’artiste digital, qui peut interagir avec elle et lui donner des feedbacks. Par exemple, il peut dialoguer avec l’IA pour lui demander des conseils, des suggestions ou des critiques sur son travail. L’IA peut aussi apprendre du style et des goûts de l’artiste digital, pour lui proposer des images personnalisées ou adaptées à son projet. L’IA peut ainsi stimuler sa créativité, en lui offrant de nouvelles perspectives ou en le surprenant.

Certains artistes digitaux, comme l’artiste Sino-Canadienne Sougwen Chung, explorent cette relation en utilisant l’IA en tant que partenaire créatif, capable de générer des formes et des couleurs excentriques.

Sougwen Chung est une artiste et chercheuse qui explore les liens entre l’humain et la machine. Elle utilise l’intelligence artificielle pour créer des oeuvres d’art uniques et fascinantes. Comment fait-elle? Elle collabore avec des bras robotiques équipés de stylos ou de pinceaux, qu’elle a conçus et programmés elle-même. Ces robots sont capables de dessiner avec elle, en suivant ses mouvements et en réagissant à son environnement. Ainsi, elle crée des dialogues visuels entre l’artiste et l’IA, qui questionnent les notions de créativité et d’identité. Le résultat est souvent abstrait, poétique et parfois déroutant.

Ces pièces interrogent la co-naturalité, qui est la poétique de la « réciprocité entre le technique et le naturel ». Chung a créé des formes organiques comme des fleurs en utilisant des visualisations de ses données d’ondes cérébrales.

Le scepticisme persiste quant au côté éthique

Cependant son utilisation dans le domaine fait débat, lorsqu’un artiste utilise une intelligence artificielle pour créer une œuvre, il peut être difficile de déterminer la part respective de l’IA et de l’artiste lui-même. Cela soulève des questions sur la reconnaissance et l’attribution appropriées, en particulier en ce qui concerne les droits d’auteur et la paternité artistique.

L’artiste digital doit réfléchir à sa place et à son rôle dans le processus créatif. Dans l’éthique, il doit se demander s’il garde le contrôle et la responsabilité de son œuvre, ou s’il partage ces aspects avec l’IA. L’artiste doit aussi se demander s’il respecte les droits d’auteur et la propriété intellectuelle, ou s’il utilise l’IA pour copier ou plagier d’autres œuvres. En d’autres termes, il doit donc se demander s’il conserve son identité et son originalité, ou s’il se laisse influencer ou remplacer par l’IA.

Conclusion

La relation entre le dessinateur digital et l’IA est par conséquent complexe et évolutive. Elle implique des avantages et des inconvénients, des opportunités et des risques. Elle nécessite une réflexion critique et une éthique de la part de l’artiste, qui doit trouver un équilibre entre l’utilisation de l’IA comme un outil, un partenaire ou un concurrent.

Sources

https://www.researchgate.net/publication/349423811_Understanding_and_Creating_Art_with_AI_Review_and_Outlook

https://sougwen.com/exhibitions

https://www.beauxarts.com/grand-format/lintelligence-artificielle-va-t-elle-remplacer-les-artistes/

https://nftnow.com/features/ai-art-vs-ai-generated-art-everything-you-need-to-know/

https://www.washingtonpost.com/business/2020/11/05/ai-artificial-intelligence-art-sougwen-chung/

Agathe Buret

Licence majeure Langues Étrangères 🇬🇧🇮🇩 et mineure management et Affaire Internationale. Passionnée de Finance et Web3. Développement Front End à mes temps perdus 🖥🖱- Pianiste/ Volleyeuse 🏐.

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