# 🧬 — Metaverse

Le Metaverse : fantasme du Web3 ou réalité ? Illustration avec Metaverse GT

Par Dominique PRASIVORAVONG , le 28 février 2022 - 16 minutes de lecture

Le Metaverse, on en parle beaucoup et on l’aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… ou pas du tout 💔

La consécration du Web3, la plus fantasmée, est certainement le metaverse. A travers cet article, nous nous intéresserons à ce « monde virtuel » en vous éclairant sur sa définition, ses enjeux, ses liens avec la blockchain et ses applications.

Pour illustrer nos propos, nous vous proposons de découvrir plus en détail un projet qui nous semble prometteur.

Au fil de nos pérégrinations dans le Web3, nous avons croisé deux projets qui trustent les charts et qui se sont fortement implantés dans les médias : Decentraland et The Sandbox. Les annonces d’Adidas et dernièrement de Carrefour ou AXA ont fait grand bruit et alimenté les discussions.

Cependant, c’est d’un autre projet dont nous allons vous parler aujourd’hui :

  • Comme The Sandbox, il est français
  • Comme Decentraland, ses graphismes sont réalistes (ce n’est pas du Voxel art 👾)

La comparaison s’arrêtant ici car Metaverse GT, a une proposition de valeur différente et c’est ce que nous verrons ensemble.

HelloToken vous propose sa première incursion dans le metaverse.

Introduction

Le(s) metaverse(s), définition et champs d’application

Donner une définition du metaverse n’est pas aisé tant le sujet est encore en construction. Sans être dogmatique, nous pensons qu’il se traduit comme un monde virtuel, ouvert, persistant dans lequel un nombre illimité ou presque de personnes se rencontrent pour vivre des expériences ensemble.

Grâce à la blockchain, un avatar numérique revêt la possibilité d’être potentiellement éternel, de réaliser des transactions sécurisées et transparentes, porter une certaine histoire, détenir des actifs ad vitam aeternam.

Il est dorénavant possible de créer puis vendre des items dédiés au metaverse (immeubles, avatars, skins, vêtements, véhicules… la seule limite étant l’imagination).

Le metaverse porte aussi en lui un caractère immersif. A partir de là, des questions se posent : est-ce simplement une extension digitale de la vie réelle ? Est-ce forcément de la réalité virtuelle ? Augmentée ? Faut-il nécessairement un casque ou des lunettes ? Sera t-il un espace sans foi ni loi ? Beaucoup de questions auxquelles nous n’avons pas l’ambition de répondre dans cet article mais qui paraissent nécessaires de poser.

Pour nous, l’un des meilleurs exemples est… un projet qui n’est pas encore sorti 😅

Il s’agit de l’ambition de la ville de Séoul, en Corée du Sud : la ville va investir 345,9 milliards de wons (261M€) dans des projets exploitant des technologies de numérisation de pointe telles qu’un metaverse mais aussi le big data et l’intelligence artificielle. Le projet devrait voir le jour fin 2022 et être totalement opérationnel en 2026.

Les habitants pourront notamment accéder à des espaces dédiés aux entreprises et à un incubateur pour les fintechs. Dès 2023, il est prévu que les citoyens puissent y réaliser des démarches qu’il n’était possible de faire que dans les locaux de l’hôtel de ville, telles que le dépôt de plainte au civil.

Il sera également possible de visiter virtuellement des sites touristiques, comme la place Gwanghwamun, le palais Deoksu et le marché de Namdaemun, ainsi que des reconstitutions historiques.

Au regard de cet exemple et des nombreux projets existants ou à venir, il nous semble pertinent de faire une précision linguistique :

  1. En français, on dit « metavers ». Nous, on préfère « Metaverse », comme on préfère les hot-dogs aux chiens chauds ou faire du shopping plutôt que du magasinage (même si on préfère se garer plutôt que se parker 👋 les cousins québécois)
  2. Metaverse, au singulier, désigne selon nous, le concept de monde virtuel/réalité augmentée, imbriqué, social, en tant qu’évolution d’internet
  3. Metaverses, au pluriel, désigne plutôt les propositions, les plateformes, tant leur nombre est important

Actuellement, les annonces régulières de très grands comptes ou de stars dans des metaverses permettent aux plateformes de briller, même si elles ne sont pas tout à fait adaptées… et que les clients ne savent pas trop quoi y faire.

Exemple typique avec AXA  :

Patrick Cohen, CEO d’AXA : « Bien que nous soyons encore aux prémices de ce que promettent les Metavers, j’ai tenu à ce qu’AXA France, fidèle à sa tradition d’innovation fasse partie des pionniers, et se familiarise au plus tôt avec les nouveaux usages. »

Stéphane Boukris, CEO d’Excelsior (cabinet de conseil qui a accompagné AXA) : « Les plus conservateurs ont eu peur et n’ont pas voulu se lancer. La très grande majorité a commencé à creuser le sujet sans se hâter. Enfin, quelques acteurs de premier plan comme AXA décident de sauter le pas et d’y aller… il sont les pionniers ! Est-ce que le Metaverse est le monde de demain ? Est-ce que The Sandbox restera le Metaverse leader ? Nous n’en savons strictement rien, et l’histoire technologique nous a montré qu’il était sage de faire preuve de retenue et d’humilité dans toute prospective. Cependant, quelle que soit la forme que cela prendra dans le futur, notre conseil est de se familiariser au plus tôt avec les hypothèses du présent »

Contrairement à d’autres, l’assureur a néanmoins eu l’élégance d’afficher sa position d’early, sans pour autant crier à la révolution des usages.

 

L’avènement des metaverses : le Web3

Nous pouvons penser que les metaverses seront bientôt une réalité palpables pour de nombreuses raisons :

  • Les nouvelles générations : digital/gaming/mobile/crypto native. Quand nous nous demandons, perplexes, à quoi peuvent servir les metaverses, les jeunes d’aujourd’hui et de demain seront déjà dedans.
  • L’évolution technologique : la puissance des devices, le cloud computing, le très haut-débit permettront de faire évoluer notre façon de consommer internet et transformeront les sites web 2.0 statiques en des vitrines interactives.  Les metaverses les rendront immersives
  • La blockchain : la couche de confiance que permet la blockchain permettra de vivre littéralement dans un metaverse. Via les transactions en monnaies digitales, le droit de propriété et les multi-usages des NFT , l’application du droit par des smart-contracts, la traçabilité etc. on peut imaginer une indépendance forte avec le monde IRL
  • Les valeurs du Web3 que sont la (les) communauté(s), l’utilité, l’engagement (#BUIDL) par exemple, alimentent l’intérêt pour construire un espace dédié

Le Web3, en tant que (r)évolution du Web actuel est prêt pour le metaverse car ce dernier l’accompagnera en tant qu’espace dédié.

A terme, les metaverses permettront l’interconnexion des utilisateurs pour partager des expériences, dans des mondes virtuels imbriqués (Inception 👀).

Ainsi, la question de l’interopérabilité entre ces différents mondes se posent : comment passerons-nous de l’un à l’autre de manière fluide ? Cette question est au cœur des travaux sur les blockchains actuelles, elle se posera très rapidement sur les metaverses.

Le metaverse (au singulier), en tant qu’espace virtuel qui prolonge notre vécu IRL, est en pleine réflexion et construction. Actuellement, il n’y a pas de leader incontesté. Même Facebook, en tant que fer de lance du Web2, se prend les pieds dans le tapis depuis l’annonce de Meta. Espérons que les nouvelles propositions sauront accompagner les ambitions de décentralisation.

Cette longue introduction étant terminée, illustrons nos propos à la lumière du projet Metaverse GT 🚀

 

Présentation de Metaverse GT

La promesse : Un Metaverse pensé pour tous

Metaverse GT est un projet porté par Antoine Mallet, accompagné de Jérémy Jacquemin (ancien de chez Blizzard. Oui, ceux qui ont créé World of Warcraft), respectivement CEO et Head of Partnership and Sales.

L’ADN du projet repose en quelques lignes : proposer un metaverse ultra rapide, compatible avec n’importe quel navigateur internet, pouvant tourner sur le PC de monsieur-et-madame-tout-le-monde. L’accès ne nécessite pas d’inscription, pas de log in, sans collecte de données et donc, de pop-up de consentement. Le tout, avec une accent important sur la sécurité.

Ici, pas de téléchargement de 15Go nécessaires, pas de GPU dernières générations exigées (de toute façon, il n’y en a plus à cause des mineurs de $BTC 😆), pas de drivers ou de librairies exotiques à installer : tout se fait directement de son browser internet.

La légèreté de cette solution répond à une ambition forte pour fournir un produit réellement accessible, user friendly avec un focus sur l’expérience utilisateur. Les « pain points » que sont le temps d’attente (téléchargement, installation) et les chargements ont été pris en compte dès les premières réflexions.

On imagine facilement Metaverse GT sur une borne accessible au public dans un magasin, dans la rue ou autre 💡

A titre personnel, nous avons testé la Beta V6 sur un pauvre Pentium 2020M de 2012 (😅) et l’expérience est satisfaisante. Sur une machine un poil plus récente (I5 de 2014), la solution tourne parfaitement 😊

A son niveau, Metaverse GT cherche également à répondre au défi de l’illectronisme, la méconnaissance du digital.

Cette motivation provient d’une expérience antérieure d’Antoine Mallet : alors qu’il essayait de gamifier l’apprentissage et l’aide à la recherche d’emploi via Minecraft, il s’est rendu-compte qu’une partie de son public savait à peine utiliser un clavier et une souris.

Ainsi, c’est la simplicité d’accès et l’expérience utilisateur qui sont des drivers dans le développement de Metaverse GT.

 

Un Metaverse différent (des deux autres)

Les prémisses de Metaverse GT proviennent d’une multitude de réflexions construites au fil de l’expérience :

  • Nous travaillons de plus en plus à distance, derrière des écrans. Avec le COVID-19, nous enchainons les visios sur de multiples plateformes et même si l’audio et la vidéo rendent les meetings plus interactifs, nous sommes globalement très statiques
  • La gamification est depuis longtemps un levier qui accélère l’apprentissage
  • Grâce à la technologie, les Metaverses sont dorénavant plus accessibles qu’il y a 20 ans (Second Life 👋) et les outils mainstream sont suffisamment puissants pour fournir une expérience satisfaisante

Antoine Mallet a d’abord pensé son bébé comme une plateforme interactive pour apprendre, échanger dans un parcours fluide. A l’instar d’une visite chez Ikea, l’utilisateur doit pouvoir se sentir bien dans Metaverse GT, porté, comme dans une balade un samedi après-midi en famille 😆

Il ne s’agit donc pas d’un projet nativement pensé comme un P2E (« Play to Earn », pour en savoir plus, vous pouvez lire nos différents articles) mais plutôt un metaverse initialement prévu dans un aspect social : se rencontrer, faire du business, travailler, offrir des prestations intellectuels (on peut imaginer un cabinet d’avocats par exemple), des espaces publicitaires etc. et faire évoluer la façon dont internet est actuellement utilisé.

 

Un metaverse conçu pour être vivant

Metaverse GT a donc l’ambition d’être un espace de socialisation, ouvert aux visiteurs pour faire du shopping ensemble, partager des expériences, assister à des évènements (concerts, conférences…).

Ce sera aussi un endroit pour recruter/être recruter, rencontrer des entreprises, des écoles.

Au démarrage, l’univers sera rapidement composé d’espaces dédiés pour :

  • L’éducation
  • Le business : Metaverse GT va ouvrir ses bureaux dans son Metaverse
  • Le commerce : retailers, digital et IRL, avec éventuellement des espaces par secteur (luxe, sport etc.)
  • Le social, à travers des lieux de rencontres pros et persos
  • Divertissement : gaming, events (concerts, meeting, musées etc.)

 

Une approche BtoBtoC

L’achat de land est foncièrement différent de Decentraland ou The Sandbox : dans Metaverse GT, le client est accompagné depuis l’achat de son terrain jusqu’à la livraison de son actif immobilier virtuel.

En effet, une fois propriétaire du Land, qui est un NFT, l’acheteur doit fournir les ressources qu’il souhaite faire apparaitre (images, vidéos, url etc.) ainsi que sa charte de construction. Les équipes de Metaverse GT se chargent ensuite de traduire le brief du client en réalité digitale : tel un architecte et un maître d’œuvre IRL qui bâtiraient un immeuble pour un client, l’accompagnement dans Metaverses GT duplique cette démarche dans sa proposition de valeur.

Notons que les assets de Metaverse GT sont développés sur la blokchain Polygon.

User-centric, l’entreprise considère ses clients dans une démarche globale BtoBtoC, de l’annonceurs aux consommateurs finaux. La spéculation autour des Lands est un sujet qui a rapidement été pris en considération par Antoine Mallet : il n’a pas construit son business model dessus.

 

Un projet « prêt à délivrer » plutôt que « payer pour voir »

 

Lors de la première release, la map sera relativement modeste et repose pour l’instant sur une île, composée d’une trentaine de lands, soit autant de lieux à visiter.

Contrairement à Decentraland, qui propose 90 601 lands à vendre ou The Sandbox avec 166 464 lands, Metaverse GT a une approche totalement différente.

D’une part, les français ne comptent pas sur la spéculation sur les lands et il ne semble pas avoir de token natif prévu non plus (sauf pour la gouvernance ou des usages dont nous ignorons l’existence ?).

D’autre part, l’équipe de Metaverse GT veut absolument éviter un désert numérique, à savoir : des emplacements qui resteront totalement vides et donc, non-visités. Autrement dit, une zone de chalandise déserte.

Dans d’autres metaverses, dont l’amorçage (le « seed » comme dirait les financiers) repose sur le volume de vente des parcelles, seuls les terrains les plus proches d’une route ou d’un célèbre partenaire (Binance, Carrefour ou Snoop Dogg par exemple) peut générer un ROI. Peut-être qu’à long terme, le reste de la map sera exploitée et exploitable mais dans un premier temps, c’est seulement une promesse.

L’approche de Metaverse GT est inverse : le développement se fera petit à petit, avec des îles à thèmes, qui seront joignables via des portails intégrés dans l’univers persistant.

Finalement, à l’instar des centres commerciaux, le zoning par thème peut être efficace pour les annonceurs et les clients finaux qui viennent pour faire du shopping, chiller ou faire des rencontres.

 

Un espace sécurisé et sain

Avec un focus sur l’ouverture au public, une envie d’accessibilité au plus grand nombre, la sécurité est un thème central. Metaverse GT a des positions claires :

  • Protection du grand public via la restriction de certains contenus : les 3Ps (Pills, Porn, Poker) ne seront pas autorisés
  • Modération dans les iles
  • Dans un avenir proche, implémentation de smart contrats pour application contractuelle entre Metaverse GT et les annonceurs

Le far-west Metaversien, cher aux anti-metaverse, ne passera pas dans Metaverse GT.

 

Notre avis sur Metaverse GT

Metaverse GT est une proposition clé en main pour ceux qui veulent s’installer dans un metaverse : l’accompagnement est global pour que le client puisse délivrer sa prestation auprès des visiteurs.

Côtés visiteurs, c’est l’ultra rapidité et la simplicité qui est au coeur du projet.

Il n’a pas été simple de saisir toute les subtilités de Metaverse GT à travers le peu d’informations qui ont filtré sur internet pour le moment. Antoine Mallet est actif sur les réseaux sociaux mais ne dévoile encore pas tous ses secrets. Le site internet est plutôt avare d’informations pour l’instant et la chaine YouTube ne propose que quelques vidéos à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Nous avons rejoins le Discord du projet dès son ouverture et sommes très impatient de voir comment la communauté va se développer. Notons que Jérémy Jacquemin, AKA Meta Bot, est de plus en plus actif en tant que porte-voix de Metaverse GT.

Cette discrétion semble néanmoins être dans la veine de l’ADN du projet : privilégier la qualité plutôt que la quantité, proposer une solution déjà opérationnelle plutôt que communiquer sur une promesse en devenir (et potentiellement, qui ne serait jamais livrée).

Cette modération dans la communication nous parait être un indice de qualité. Nous apprécions les #BUIDLers discrets, qui travaillent ardemment pour livrer un produit plutôt que ceux qui communiquent ardemment sur un produit en devenir.

Nous avons cependant eu la chance de tester la beta et pouvons confirmer que l’accessibilité, la rapidité et les possibilités semblent très prometteuses. Les connexions entre les sites Web2 et les univers imbriqués  fonctionnent déjà bien 😎

Néanmoins, cette approche qualitative et puriste, dans un contexte aussi bullish qu’aujourd’hui, devra sortir de sa pudeur pour hyper les communautés. En ces temps, c’est parfois plus les promesses qui motivent que le produit en lui-même.

Dans un monde où tout est à construire, la notoriété et la rapidité pour atteindre la taille critique est essentielle (rappelez-vous : YouTube VS Dailymotion, LinkedIn VS Viadeo).

Metaverse GT devra rapidement accéléré dans ce marathon… qui commence comme un sprint 🏃🏃‍♀️

La team HelloToken est donc très intéressée par ce projet et a hâte de voir la sortie de Metaverse GT (on nous souffle dans l’oreille qu’il faudra être attentif pour le mois de mars 2022). Le modèle et l’approche nous semblent différenciant et on apprécie de voir un challenger supplémentaire dans ce Web3 en construction.

Gageons que dès la 1ère release, Metaverse GT va rapidement faire parler de lui 🚀

Nous vous donnons rendez-vous très vite de l’autre côté de l’écran 🥽

Dominique PRASIVORAVONG

Geek depuis (trop) longtemps, 1er PC : 286 à 16Mhz 🚀 Artiste martial (Taekwondo BB 🥋, Muay Thaï 🥊) #Sport #Bagarre. Amateur de tocantes ⌚ Accessoirement double profil Finance/RH 🤓 Trop curieux pour être simplement ce qu'on attend de moi.

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